Festival des films sur la sécurité humaine

Dans la période qui a suivi des attaques terroristes du 11 septembre aux États-Unis, le concept de sécurité humaine a pris une nouvelle signification et une nouvelle pertinence alors que les gens autour du monde essayent de donner un sens à la situation mondiale. Au pays, il y a plusieurs événements et tendances qui provoquent l’inquiétude du public relativement à la sécurité humaine, y compris de nouvelles découvertes concernant les risques en matière de santé, la sécurité de l’eau (tel que vu à Walkerton, en Ontario), la perte d’emplois, l’exposition à des organismes génétiquement modifiés. Plutôt que de nous restreindre aux questions militaires, le festival de films examine un éventail plus large des questions relatives à la sécurité humaine. Comme le précise le Programme des Nations Unies pour le développement : « La sécurité humaine n’est pas un problème d’armes, c’est un problème de vie humaine et de dignité. »

Du 6 juin au 19 juin  2002, CACI a présenté 12 films dans les provinces de l’Atlantique comme élément d’une initiative nationale appelée : « La coopération internationale et la sécurité humaine globale ». Dans un effort d’étendre ce festival de films à d’autres communautés et à de nouveaux publics, le CACI est heureux d’offrir ces films aux organisations et aux individus qui souhaitent organiser des projections publiques. Cependant, à cause d’ententes de distribution, ces projections doivent être gratuites (bien que des dons peuvent être remis aux organisateurs pour les aider à défrayer le coût de la location d’un projecteur et/ou d’une salle). Pour plus d’informations sur l’emprunt de ces films, s.v.p. contactez CACI au (902) 431-2311

 

Aftermath, The Remnants of War (Répercussion ; les reliques de la guerre) (ONF) 2001, réalisé par Daniel Sekulich. http://www.onf.ca/aftermath

La guerre a un sale secret : elle n’est jamais vraiment finie. Le film Aftermath entre-tisse des images d’archives et des histoires personnelles pour tracer un portrait puissant d’une destruction persistante. Les histoires bouleversantes transmettent un message dégrisant devant la réalisation que la guerre n’est pas terminée quand les combats cessent. 73 min. 37 sec.

Balablok (ONF) 1972, réalisé par Bretislav Pojar   http://cmm.onf.ca/E/titleinfo/index.epl?id=10784

Voici une reprise animée de la comédie humaine aussi amusante dans sa perception que dans sa forme caricaturale de la propension de l’humanité à recourir à la violence plutôt qu’à la raison. 7 min. 27 sec.

Between the Earth and the Sun (Entre la terre et le soleil) (MaxMedia Ltd., financé par l’ACDI) 2002, réalisé par Kevin Matthews.

Les mines sont la pollution de la guerre. Dans le Nord du Nicaragua, elles font partie de la vie quotidienne. À travers le monde, des milliers de personnes sont tuées chaque année, encore plus sont handicapées et font face à une existence incertaine. Le Centre Falls Brook, basé à Knowlesville, au Nouveau-Brunswick, aide à résoudre ce problème : en offrant une réhabilitation et un emploi comme techniciens d’énergie solaire aux survivants de mines. Between the Earth and the Sun (Entre la terre et le soleil) dépeint comment des technologies simples et appropriées peuvent créer la prospérité tout en aidant à guérir les blessures de la guerre. 30 min. 30 sec.

Le p’tit chaos  (ONF) 1985, réalisé par Richard Condie.
http://www.onf.ca/film/Ptit_Chaos/

Cette merveilleuse animation désaxée est un regard sur deux conflits simultanés, le macrocosme d’une guerre mondiale nucléaire et le microcosme d’une querelle domestique, et comment chaque conflit est résolu. Présenté avec chaleur et avec un humour inattendu non conventionnel, le film se prête à une multitude d’interprétations. 10 min.

Dangerous Art (DésART) (CUSO) 2001, réalisé par Sean Kelly.
http://www.unaff.org/2001/f-dangerous.html

Une guerre civile mortelle a pris fin pour la nation africaine du Mozambique en 1992, mais des milliers d’armes, de grenades et de mines demeurent une menace perpétuelle à une paix durement gagnée. Alors, un groupe d’artistes a trouvé une meilleure utilisation de ces armes — ils les transforment en sculptures. 6 min. 50 sec.

Main basse sur les gènes – ou les aliments mutants (ONF) 1999, réalisé par Karl Parent et Louise Vandelac. http://www.onf-nfb.gc.ca/fra/collection/film/?id=33896

En l’espace de quelques années à peine, les plantes génétiquement modifiées sont devenues une partie de notre diète quotidienne et se retrouvent déjà dans 75 % des aliments transformés. Cette révolution s’est produite sans éveiller la conscience des consommateurs et sans connaître les risques potentiels pour notre santé et notre environnement. Plusieurs scientifiques et agriculteurs ont vigoureusement condamné l’absence de tests indépendants et adéquats. Main basse sur les gènes jette un regard sombre sur une situation potentiellement explosive. Suite aux requêtes des consommateurs, plusieurs pays de l’Europe et de l’Asie ont institué l’étiquetage obligatoire des aliments génétiquement modifiés. L’Amérique du Nord, cependant, a été lente à réagir. Dans leur quête incessante du profit, les géants de l’industrie semblent disposés à ignorer les règles de base de la prudence. 52 min. 14 sec

The Hidden Wars of Desert Storm  (Les guerres secrètes de la Guerre du Golfe) (Free-Will Productions) 2001, réalisé par  Audrey Brohy et Gerard Ungerman. http://hiddenwars.org

Une enquête de deux ans, le film « Les guerres secrètes de la Guerre du Golfe » s’appuie sur des entrevues de personnalités éminentes comme le Général Norman Schwarzkopf, l’ancien procureur général des États-Unis, Ramsey Clark, l’ancien directeur d’un programme des Nations Unies sur l’Iraq, Denis Halliday, et l’ancien chef d’équipe de la Commission spéciale des Nations Unies sur l'Iraq, Scott Ritter. Des archives, des images récemment ramenées de l’Iraq, une bande sonore originale du célèbre compositeur Fritz Heede et une narration d’un double gagnant de l’Académie britannique, l’acteur John Hurt, contribuent à faire de Guerres secrètes un documentaire de vive allure et informatif. Grand Gagnant du Festival international du film Cine Éco en 2000 à Seia, Portugal. 64 min.

Muriel Duckworth Practising Peace (Muriel Duckworth pratique le pacifisme ) (Vision TV et CBC) 1999, réalisé par Patricia Kipping. http://www3.ns.sympatico.ca/povprojects

Âgée de 90 ans, Muriel Duckworth est toujours sur la place publique à protester les bombardements de l’OTAN et les interventions armées. Son engagement envers la paix et la justice sociale s’étend sur presqu’un siècle et ses actions ont aidé à sensibiliser plusieurs générations de Canadiens. Ce documentaire affectueux explore la vie privée de Muriel ainsi que les relations et les croyances qui nourrissent son attachement acharné à la vie et au bien-être de l’humanité. 46 min.

Voisins (ONF) 1952, réalisé par Norman McLaren. http://www.onf.ca/selections/1950s-national-film-board-television-and-move/visionnez/voisins-neighbours/

Cette animation classique de Norman McLaren est un plaidoyer en faveur de la non-violence et du partage, sans toutefois, s’empêcher d’illustrer les conséquences violentes de conflits irrésolus et de l’avarice. 8 min

Quelque chose dans l’air (ONF) 2001, réalisé par Sylvie Dauphinais. http://www.onf.ca/film/quelque_chose_dans_lair/

L’Île-du-Prince-Édouard, un paradis rural et un refuge assuré de la ville. Mais est-ce que cette image est vraiment une illusion ? Plusieurs des enfants sur cette île ne peuvent rattraper leur souffle. L’IPÉ a le taux le plus élevé d’admissions en milieu hospitalier pour l’asthme au Canada, et plusieurs affectés ne quittent jamais leur domicile sans inhalateur. Un nuage invisible de poisons extrêmement dangereux flotte au-dessus des champs agricoles et se faufile dans chaque ville. Les vingt dernières années ont vu une augmentation de 700 % dans l’utilisation de ces toxines afin de tuer les insectes qui pourraient menacer la récolte de pommes de terre et l’économie de l’Île. La cinéaste Sylvie Dauphinais a découvert que vivre dans ce paradis a un coût élevé : la santé de son fils. 25 min.

Two-Way Street (Rue à deux sens) (Envision Productions Ltd) 1999, réalisé par Chuck Lapp
« Rue à deux sens » examine l’oeuvre du militant en développement, Juan Tellez. Dans les années 70, il a travaillé avec les mouvements autochtones qui ont créé un bouleversement social en Bolivie et produit de solides lois en développement local. Juan se sert maintenant de cette expérience bolivienne pour assister les communautés en Nouvelle-Écosse qui sont ébranlées par des crises dans la pêche, l’agriculture, l’exploitation des mines de charbon et autres industries à base de ressources, pour mener à une approche alternative : le développement basé sur la communauté qui permet à la communauté de contrôler ses propres ressources. 50 min.

Where Women Are Banned ( Interdit aux femmes) 2001 réalisé par Tassia Kobylinska.
http://www.videoactivism.org/afghaniwomanvideo.html

Trois femmes d’Afghanistan racontent leurs histoires obsédantes. Ces histoires démontrent clairement que, pour ces femmes, il n’y avait pas d’autre option que de fuir et de chercher asile dans un autre pays. Au Royaume-Uni, les médias britanniques n’accueillent pas à bras ouverts ceux ou celles en quête d’asile, les mots bidon et faux accompagnent souvent le mot réfugié. Les femmes dans ce film lèvent le voile sur une histoire noire et effrayante après quoi personne ne peut douter de la validité de leur fuite. 16 min.